05.12.2006

Les communes au sud de Montpellier n'échapperont pas à leur sort

Hier, 4 décembre, à Lyon, Dominique Perben, ministre des transports et Nelly Olin, ministre de l'écologie présentaient les décisions du gouvernement en matière de politique des transports dans la vallée du Rhône et l'arc languedocien . Pour savoir ce qui s'est dit : http://www.equipement.gouv.fr/article.php3?id_article=1941
C’était la conclusion du débat public qui a eu lieu dans les régions PACA, Rhône Alpes et Languedoc-Roussillon au cours du premier semestre de cette année.
Le gouvernement entend se placer dans une perpective de développement durable et, en particulier, d'une division par quatre des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050. Il annonce un certain nombre de mesures en ce sens... pour plus tard, ….à partir de fin 2007.
Certes, le doublement envisagé des autoroutes A7 et A9 de Lyon à Perpignan, n'est plus retenu pour le moment. Pourtant, l'État avait une excellente occasion de commencer à mettre en œuvre les principes affichés: annoncer l'abandon du doublement de l'autoroute A9 au sud de Montpellier. Mais, hier, la position du ministre des transports sur ce dossier controversé était sans ambiguïté : il entend « rechercher les moyens de réaliser au plus tôt le contournement autoroutier de Montpellier ».
Contrairement à ce qu'affirment les lobbys, une nouvelle autoroute ne permettra pas de résoudre les problèmes que nous constatons tous aujourd'hui qui sont des problèmes de circulation dans Montpellier. Pour faire court, la difficulté est davantage de quitter l'autoroute que d'y circuler.
Ce projet a un coût financier et environnemental énorme. On pourrait multiplier les remarques sur les nuisances apportées en termes de bruit, de pollution atmosphérique, d’impact sur la vie des riverains, sur les exploitations agricoles et les entreprise touchées, etc ... Tous ces aspects ont été abondamment développés et argumentés par les 2600 habitants, associations et élus qui se sont exprimés lors de l’enquête d’utilité publique. Il serait simpliste de les résumer ici en quelques mots.
Renoncer à réaliser la A9b, ce projet controversé, aurait été un acte politique fort. Il aurait marqué la volonté d’engager réellement la politique des transports dans la voie annoncée . Non, on va construire une seconde autoroute à coté de la A9 existante. Une occasion manquée; ne désespérons pas, il nous reste encore un peu de temps pour disserter sur le réchauffement climatique, la raréfaction inéluctable des ressources fossiles, la pollution de l’environnement et l'état de la planète en terminant le discours par " il faut agir vite " !