18.04.2008

"LE RESEAU FERROVIAIRE. Une réforme inachevée, une stratégie incertaine"

"LE RESEAU FERROVIAIRE. Une réforme inachevée, une stratégie incertaine"
C'est le titre du rapport de la cour des comptes sur les dix ans d'existence de Réseau Ferré de France (RFF).

La Cour des comptes relève :
- Des relations conflictuelles entre RFF et SNCF
- Une mauvaise gestion des capacités du réseau
- Un réseau inégalement entretenu et des investissements discutables
- Une SNCF mieux gérée mais pas encore assez performante
- Une dette ferroviaire trop lourde et mal maîtrisée

Des recommandations :
- Sur le plan financier : remboursement par l'Etat des 13Md€ de dettes portées par RFF
- Sur le dispositif institutionnel : clarifier la répartition des moyens et des missions entre SNCF et RFF
- Sur la régulation du système : que l'Etat assure son rôle d'arbitre entre ces deux établissements publics et mette en place une autorité de régulation des activités ferroviaires voir de l'ensemble des transports
- Sur les investissements : priorité doit être donnée aux dépenses de renouvellement des équipements
- Sur l'efficience de la gestion de l'infrastructure : engager et mener les grands projets d'amélioration de la productivité
- Sur la dimension du réseau : rouvrir le débat sur l'avenir des lignes les moins fréquentées.

04.11.2006

Une nouvelle politique des transports

L'augmentation inéluctable du prix des carburants aura une forte incidence sur la demande.
Si le transport est payé à son coût réel pour la collectivité, alors il deviendra souvent plus interessant de produire localement.
Les coûts de production vont nécessairement se rééquilibrer entre les sites de production actuels et ceux proches des lieux de consommation.
La création d'une autoroute induit une urbanisation. Construire tous les 20 ans une nouvelle infratsructure doublant l'ancienne est ubuesque.

D'ailleurs peut-on financer les nouvelles réalisations tout en les laissant accessibles à tous ?

Le financement européen est en chute libre. Le financement de l'Etat rencoontre des difficultés. On implique donc les collectivités territoriales. Cela ne suffit plus. On se retourne vers des partenariats public/privés.
Pour disposer de financement, il est proposé d'intrioduire diverses taxations. Il faut avoir à l'esprit qu'il deviendra alors plus interessant de produire localement.
Le montant des péages et le prix plus élevé du carburant vont d'une part créer des inégalités dans l'accès aux autoroutes concédées, d'autre part diminuer, là encore, leur utilisation.
Concernant le rail, les citoyens admettent mal que l'Etat lance la réalisation de nouvelles infrastructures coûteuses alors que RFF n'est pas en mesure d'entretenir le réseau existant.
Nous rappelons que ce réseau reste absolument indispensable pour desservir des territoires enclavés.
Il est particulièrement commode et sûr pour des trajets moyenne et longue distance.

La désaffection pour ce mode de transport ne vient-elle pas de déficiences de l'offre et de la priorité absolue donnée à la grande vitesse ?

La croissance du trafic TER lorsqu'il y a volonté d'améliorer le service semble le confirmer.

Le temps est venu de définir et de mettre en oeuvre d'autres scénarios de développement.