06.03.2007

Les engagements de l’Etat

Nous venons de recevoir le dossier des engagements de l’Etat sur le contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier.
Ces engagements datent de mars 2006, le courrier à notre attention de Messieurs les Préfets de l’Hérault et du Gard date du 22 janvier 2007, posté le 16 février 2007 par Réseau Ferré de France Montpellier, reçu au CODETEL (Collectif de Défense du Territoire Languedocien) à Mauguio le 21 février 2007 !

Près d’une année pour nous parvenir… cela relève : soit d’une lenteur exagérée des services de l’Etat ; soit d’un mépris absolu des riverains de ce tracé !

Nous sommes tentés, vu les délais, de croire à la seconde hypothèse.

Nos élus communaux ont eu connaissance de ce dossier des engagements bien avant nous, mais ils n’ont pas jugé nécessaire d’informer, les associations de riverains de la future ligne. C’est sans doute leur conception de la démocratie participative !

Après une lecture attentive du dossier, nous sommes déçus et avons pu constater qu’il s’agissait d’un rabâchage du dossier d’enquête publique sans aucunes résolutions complémentaires.

Il y est même indiqué qu’il n’est pas légitime de donner une suite favorable à la réserve de la commission d’enquête relative à la possibilité pour les riverains de demander l’acquisition de leur habitation située à moins de 150 mètres de l’axe du projet !

Nous rappelons que la commission d’enquête a émis un avis favorable sous cette seule réserve.

C’est donc au mépris non seulement des riverains, mais également du travail effectué par les 7 commissaires enquêteurs, que l’Etat a l’intention de lancer les travaux de la Ligne à Grande Vitesse.
Rendez-vous à l’enquête loi sur l’eau…

04.11.2006

Une nouvelle politique des transports

L'augmentation inéluctable du prix des carburants aura une forte incidence sur la demande.
Si le transport est payé à son coût réel pour la collectivité, alors il deviendra souvent plus interessant de produire localement.
Les coûts de production vont nécessairement se rééquilibrer entre les sites de production actuels et ceux proches des lieux de consommation.
La création d'une autoroute induit une urbanisation. Construire tous les 20 ans une nouvelle infratsructure doublant l'ancienne est ubuesque.

D'ailleurs peut-on financer les nouvelles réalisations tout en les laissant accessibles à tous ?

Le financement européen est en chute libre. Le financement de l'Etat rencoontre des difficultés. On implique donc les collectivités territoriales. Cela ne suffit plus. On se retourne vers des partenariats public/privés.
Pour disposer de financement, il est proposé d'intrioduire diverses taxations. Il faut avoir à l'esprit qu'il deviendra alors plus interessant de produire localement.
Le montant des péages et le prix plus élevé du carburant vont d'une part créer des inégalités dans l'accès aux autoroutes concédées, d'autre part diminuer, là encore, leur utilisation.
Concernant le rail, les citoyens admettent mal que l'Etat lance la réalisation de nouvelles infrastructures coûteuses alors que RFF n'est pas en mesure d'entretenir le réseau existant.
Nous rappelons que ce réseau reste absolument indispensable pour desservir des territoires enclavés.
Il est particulièrement commode et sûr pour des trajets moyenne et longue distance.

La désaffection pour ce mode de transport ne vient-elle pas de déficiences de l'offre et de la priorité absolue donnée à la grande vitesse ?

La croissance du trafic TER lorsqu'il y a volonté d'améliorer le service semble le confirmer.

Le temps est venu de définir et de mettre en oeuvre d'autres scénarios de développement.